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t é l é o l o g i e o u v e r t e
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Téléologie moderne et
courants de pensée dominants |
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| II – Le contournement de Hegel | ||||||
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III. |
Pensée anglo-saxonne | |||||
| 1. Pragmatisme | ||||||
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Il faut ici intercaler une
brève évocation de ce qui est parfois appelé « pensée américaine ». Un
néologisme – le pragmatisme –, une unité de temps – la fin du XIXe et le
début du XXe siècle –, une unité de lieu, tout au moins au départ –
l’université américaine naissante –, peuvent servir de balises à cette
appellation bien branlante. Mais il faut ensuite reconnaître que la
pensée dite américaine tient davantage son succès du nationalisme
hypocritement infiltré dans les vues d’ensemble et dans les
arrière-pensées de l’autorité intellectuelle de l’époque qui va de 1900
à nos jours. La fascination ou l’obséquiosité qui s’associent à la
puissance des Etats-Unis d’Amérique n’ont pas voulu admettre que cette
puissance puisse n’avoir aucune « philosophie » propre. La même raison
de surévaluation du pragmatisme se retrouve dans la dispersion de
l’université allemande, avec l’arrivée du national-socialisme, qui a
permis un essor de l’université américaine dans la seconde moitié du
siècle, puis une sorte d’allégeance polie aux idées de l’hôte, par la
fine fleur de cette Université en exil. Ou, plus justement : parce que
l’université américaine est devenue proportionnellement aussi puissante
que l’Etat qui l’abrite, la pensée dominante a commencé à surévaluer ses
débuts rétrospectivement, et en particulier le « pragmatisme » et le « common sense ». L’effet du succès de cet Etat américain, parvenu dès la
moitié du siècle dans une finale à deux avec la Russie, gonflée de
quelques satellites, se retrouve donc avec une logique mécanique a
priori dans l’évaluation de sa qualité intellectuelle. On retrouvera
d’ailleurs la pensée dominante émise par l’autre finaliste, la Russie
donc, dans une même surévaluation, encore plus impressionnante, puisque
la pensée dominante en Russie était le métronome de la contre-révolution
du siècle et se voulait un outil de propagande actif et même nécessaire.
Mais l’issue du match, à la toute fin du siècle, a fait disparaître le
marxisme, l’idéologie de l’Etat russe, dans cet étrange angle mort du
temps que la mode, depuis un demi-siècle, réserve aux décennies – la
décennie passée est toujours maudite et interdite comme d’un mauvais
goût flagrant, alors qu’on ressuscite avec des ravissements attendris la
décennie qui l’a précédée et qui venait de subir le même sort (pendant
les années 80, alors que les années 70 étaient honnies on redécouvrait
les années 60 ; pendant les années 90, se furent les années 80 qui
furent honnies et les années 70 qui revinrent à la mode) –, laissant au
modeste pragmatisme un triomphe, ou tout au moins une résonance, à
laquelle sa pertinence et son intérêt n’ont contribué que de manière
accessoire. |
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| 2. Sens commun | ||||||
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1. Comme une ombre, l’idée
du sens commun suit la philosophie ; et comme une tache d’huile, elle se
répand, se développe et se modifie, difficile à saisir, rarement
thématisée, souvent méprisée.
IV. La pseudo-philosophie analytique
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Texte de 2008 |
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| Belles Emotions | ||||
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